Quand un parent boude son enfant
Beaucoup d’adultes grandissent avec l’idée, consciente ou non, que l’amour est conditionnel, qu’il faut se conformer, se taire ou faire des efforts pour ne pas perdre le lien.
Ce type de croyance prend souvent racine très tôt, dans la relation parent enfant.
Dans une relation parent enfant, l’adulte est toujours la figure mature.
C’est à lui d’assurer la régulation émotionnelle, la continuité du lien et la sécurité affective.
Qu’un enfant boude, se ferme ou se retire est normal.
C’est une réaction immature et transitoire, liée à une émotion qu’il ne sait pas encore réguler.
En revanche, qu’un parent boude un enfant est anormal cliniquement.
Cela traduit une défaillance de la fonction adulte, et non un cadre éducatif.
Lorsque ce retrait est prolongé ou répété, il constitue une violence psychologique.
Qu’est-ce que le retrait relationnel
Le retrait relationnel désigne un comportement dans lequel un parent retire volontairement le lien affectif, relationnel et parfois matériel à son enfant, à la suite d’un conflit, d’une frustration ou d’un désaccord.
Il peut se manifester par :
- Un silence prolongé
- Une absence de regard ou de parole
- Un refus de contact
- Une indifférence affichée
- Une exclusion des gestes du quotidien
Ce type de comportement est décrit en clinique comme une forme de maltraitance émotionnelle passive, largement documentée dans les travaux sur l’attachement et le développement de l’enfant.
Il ne permet ni compréhension ni réparation.
Il installe uniquement de l’insécurité.
Le rôle aggravant du parent qui ne protège pas
La situation devient plus délétère encore lorsque :
- Un parent se retire affectivement,
- Et que l’autre parent n’intervient pas, ne protège pas, ne nomme pas ou ne rétablit pas le lien.
Même sans intention de nuire, cette passivité valide implicitement le retrait.
Pour l’enfant, le message est clair :
aucun adulte ne garantit sa sécurité affective.
Ce que le retrait relationnel peut provoquer chez l’enfant
Sur le plan émotionnel et comportemental
- Crises de nerfs, agitation ou colères
- Pleurs fréquents ou inexpliqués
- Cris ou inhibition
- Surbavardage pour maintenir le lien
- Repli sur soi et isolement
Sur le plan anxieux et somatique
insomnies ou cauchemars
- Angoisses persistantes
- Maux de ventre ou maux de tête récurrents
- Fatigue chronique
Sur le rapport au corps
- Automutilation
- Trichotillomanie (arrachage de cheveux ou de poils)
- Griffures ou coups portés contre soi
- Conduites à risque
Sur le rapport à la nourriture
- Troubles du comportement alimentaire
- Restriction ou crises alimentaires
- Contrôle excessif ou perte de contrôle
- Rapport conflictuel au corps
Sur l’estime de soi
- Sentiment de ne pas exister
- Honte diffuse
- Culpabilité excessive
- Impression d’être en trop
- Peur constante de mal faire
Ce que cela peut provoquer à l’âge adulte
À l’âge adulte, ces expériences peuvent se traduire par :
- Une tolérance élevée au retrait ou à l’absence dans les relations
- Une peur de l’abandon
- Une difficulté à poser des limites
- Une suradaptation affective ou professionnelle
- Des troubles alimentaires persistants
- Des comportements addictifs
- Un rapport instable au corps et à l’identité
Ces conséquences ne sont pas systématiques, mais suffisamment fréquentes pour être reconnues cliniquement.
- Comprendre pour prévenir et réparer
Nommer le retrait relationnel comme une violence psychologique permet :
- De sortir de la banalisation
- De mieux comprendre certains
- Fonctionnements relationnels
- D’orienter vers un accompagnement adapté
Un enfant n’a jamais à réparer le lien à la place des adultes.
La sécurité affective relève toujours de la responsabilité parentale.
Être accompagné pour se libérer des schémas anciens
Lorsque ces blessures relationnelles continuent d’agir à l’âge adulte, un accompagnement thérapeutique peut aider à apaiser le système nerveux, à désactiver les schémas de survie et à retrouver une sécurité intérieure plus stable.
Je propose un accompagnement au cabinet de Soisy-sous-Montmorency ainsi qu’en visioconférence, avec des outils doux et efficaces, respectueux du rythme de chacun :
- Le Rêve Éveillé Libre,
- L’hypnose thérapeutique,
- Les soins énergétiques.
Ces approches permettent de se sentir mieux, parfois rapidement, et d’agir en profondeur sur les mémoires émotionnelles, afin de se libérer des conditionnements anciens sans revivre les blessures.
Cet accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical ou psychiatrique lorsqu’il est nécessaire, mais peut s’inscrire de façon complémentaire dans un parcours de soin global.